
|
|
|
Comment élaborer un plan de financement
Apport personnel Droit à l'information Offre de prêt et délai de réflexion Interdépendance des opérations Difficultés financières pour rembourser le prêt Remboursement par anticipationLe prix d'acquisition d'un immeuble peut être versé au comptant, à crédit (le vendeur consentant à l'acheteur des délais de paiement : à ne pas confondre avec le crédit immobilier sollicité auprès d'un établissement spécialisé), en viager. La somme totale à verser ne se limite pas au seul prix d'achat. S'y ajoutent d'autres frais, tels que coût des formalités et frais de notaire notamment, plus élevés dans l'ancien que dans le neuf. En outre, l'acheteur est normalement redevable de certains impôts ou taxes divers. En pratique, le capital nécessaire pour acheter étant difficile à mobiliser, le financement à crédit est particulièrement répandu. Or, la capacité à acheter, y compris en s'engageant dans un emprunt, peut présenter un caractère à proprement parler éliminatoire. Nombre de ménages sont ainsi écartés de l'acquisition, faute de pouvoir réunir entre 10 % et 20 % en moyenne d'apport personnel pour un prêt immobilier classique. Il convient donc d'élaborer un plan de financement, autrement dit :
|
|
|
Apport personnel
Ce terme est d'ailleurs souvent inexact, l'apport personnel pouvant être constitué :
|
|
|
Droit à l'information
Toute publicité relative à une formule de crédit immobilier doit comporter certaines mentions obligatoires. Elle doit notamment préciser :
|
|
|
Offre de prêt et délai de réflexion
L'offre de prêt est un document écrit, dont le contenu est réglementé et qui doit être adressé gratuitement à l'emprunteur par voie postale. Ce document précise les conditions du prêt proposé : nature, objet, modalités (notamment celles relatives aux dates et conditions de mise à disposition des fonds, ainsi qu'à l'échéancier des amortissements), montant, coût total, TEG, garanties exigées (hypothèque, cautionnement, assurance décès...), etc. Exception faite pour les offres de prêts à taux variable, l'offre comprend un calendrier, appelé "échéancier des amortissements", détaillant pour chaque échéance (mensuelle ou trimestrielle) :
Dès réception de l'offre, le futur emprunteur bénéficie d'un délai de 10 jours, pour lui permettre d'examiner toutes les conditions du prêt, de faire jouer la concurrence et choisir le prêt le mieux adapté à ses besoins. Pendant ce délai dit "de réflexion", tout engagement de sa part serait sans effet.
Enfin, jusqu'à l'acceptation de l'offre par l'emprunteur, aucun versement ne doit être effectué par l'une des parties. |
|
|
Interdépendance des opérations
En pratique, compte tenu de l'importance du capital à mobiliser, il vous faut généralement cumuler plusieurs prêts pour réunir le financement nécessaire. Par ailleurs, il peut arriver qu'un prêt ne soit pas accordé ou encore que le projet immobilier n'aboutisse pas. La loi a donc prévu un double système d'interdépendance :
1) Une personne peut solliciter plusieurs prêts pour financer la même opération. Lorsqu'il informe ses différents prêteurs qu'il recourt à plusieurs prêts, chaque prêt est conclu sous la condition suspensive de l'octroi de chacun des autres prêts. Autrement dit, si l'un de ces prêts est refusé, la loi permet de résilier tous les autres contrats de prêt. Cette disposition ne s'applique cependant que si le montant du prêt refusé est supérieur à 10 % du crédit total. 2) Le contrat de prêt est lié à la conclusion du contrat immobilier (ou "contrat principal" : contrat d'acquisition, de construction ou de travaux). En effet, l'offre de prêt est toujours acceptée sous la condition résolutoire de la non-conclusion, dans un délai de 4 mois à compter de son acceptation, du contrat immobilier. Autrement dit, l'emprunteur dispose d'au moins 4 mois à compter de l'acceptation de l'offre pour effectivement réaliser l'opération immobilière. Si pour une raison ou pour une autre (refus du permis de construire, par exemple), le contrat immobilier n'est pas signé ou est résilié, la loi autorise l'emprunteur à résilier le contrat de prêt, moyennant le remboursement :
Seuls les frais d'étude du dossier, dont le montant est doublement plafonné à 0,75 % du montant du prêt et à 150 €, peuvent être demandés par l'établissement de crédit. REMARQUE : l'acheteur d'un bien immobilier bénéficie d'un délai de réflexion de 7 jours, jusqu'alors réservé aux acquéreurs de logements neufs. Cette mesure a pour objectif de permettre à l'acquéreur de mieux appréhender son engagement en le faisant bénéficier d'un délai de 7 jours (appelé délai de réflexion ou délai de rétractation selon la forme de l'avant-contrat) et d'une interdiction de versement de somme d'argent pendant ce délai, sauf exception. 3) Inversement, le contrat immobilier est conclu sous la condition suspensive d'obtention du prêt (ou des prêts) qui en assure le financement. Peu importe le montant du ou des prêts demandés. REMARQUE : en pratique, le contrat immobilier (acte écrit, y compris promesse de vente) doit indiquer si le prix sera payé, en tout ou partie, au moyen d'un prêt immobilier (ou de plusieurs). Ainsi, si ce prêt n'est pas obtenu dans un délai minimal de 1 mois :
|
|
|
Difficultés financières pour rembourser le prêt
En cas de licenciement, chômage, décès, etc., l'emprunteur peut éprouver des difficultés à rembourser les sommes dues. En cas de non-paiement des échéances dues, deux situations peuvent se présenter, le banquier ayant le choix entre :
|
|
|
Remboursement par anticipation
L'emprunteur peut prendre l'initiative de rembourser, par anticipation, tout ou partie d'un prêt immobilier. Le contrat de prêt peut cependant interdire tout remboursement partiel anticipé inférieur ou égal à 10 % du montant initial du prêt (exception faite s'il s'agit de son solde). en cas de remboursement anticipé et si le contrat de prêt le prévoit, le banquier peut demander le versement d'une indemnité au titre des intérêts non encore échus. Le montant de cette indemnité ne peut pas dépasser la valeur d'un semestre d'intérêt sur le capital remboursé au taux moyen du prêt, dans la limite de 3 % du capital restant dû avant remboursement. Enfin, pour les prêts conclus depuis le 29.06.99, cette indemnité ne peut pas être exigée si le remboursement anticipé est motivé par l'un ou l'autre des trois cas suivants :
|
|
|
|